Article mis à jour le 11 août 2024
- Le contrôle technique : en quoi cela consiste ?
- Quand faut-il se rendre au contrôle technique ?
- Contrôle technique : pour quels types de véhicules ?
- Véhicule sans contrôle technique : les sanctions encourues
- Quelles sont les vérifications effectuées lors d’un contrôle technique ?
- Quel montant faut-il prévoir pour un contrôle technique ?
- Quels résultats sont attendus à la suite d’un contrôle technique ?
Si posséder votre propre voiture comporte plusieurs avantages, cela entraîne aussi des obligations. Au nombre de celles-ci, le contrôle technique figure en bonne place. Non anodin, il garantit votre sécurité, celle de vos passagers, celle des usagers de la route et contribue à la préservation de l’environnement.
Le contrôle technique : en quoi cela consiste ?
Réalisé par des contrôleurs agréés par l’État, le contrôle technique consiste à soumettre votre véhicule à une série d’examens qui ne nécessitent pas son démontage. Ceux-ci ont pour objectifs d’identifier les défauts et les vices cachés susceptibles de représenter un danger.
En général, les contrôles techniques prennent une durée comprise entre 30 et 45 minutes. Le seul document exigé pour cet examen est votre certificat d’immatriculation (nouvelle appellation de la carte grise). À défaut, il est possible de montrer n’importe quel papier officiel qui puisse permettre d’identifier votre véhicule.
Quand faut-il se rendre au contrôle technique ?
Les véhicules immatriculés pour la toute première fois ont l’obligation de passer leur premier contrôle technique avant d’avoir 4 ans. Cet examen doit être réalisé dans les 6 mois qui précèdent la 4e année de leur mise en circulation. Les contrôles techniques ultérieurs devront avoir lieu tous les deux ans.
Avant de vendre un véhicule d’occasion, vous devez lui faire passer un contrôle technique obligatoire dans les 6 mois qui précèdent sa revente. Cette règle est uniquement valable lorsque l’acquéreur est un particulier. Puisque celui-ci doit présenter un rapport valide de contrôle technique lors de sa demande de certificat d’immatriculation. Mais lorsque l’acquéreur est un professionnel (concessionnaire ou garagiste), le vendeur n’a pas à se soumettre à cette obligation.
La fréquence du contrôle technique est différente pour les véhicules faisant office de taxi et les ambulances. Les voitures de collection mises en circulation avant 1960 n’ont pas à suivre cette règle.
Contrôle technique : pour quels types de véhicules ?
Le contrôle technique est une obligation pour les véhicules des catégories M1 et N1.
La catégorie M1 regroupe les moyens de transport réservés aux personnes et possédant un nombre de sièges n’excédant pas 9, y compris celui du chauffeur. Il s’agit notamment des voitures particulières et des camping-cars dont le PTAC1 (poids total autorisé en charge) ne dépasse pas 3500 kilogrammes.
Quant à la catégorie N1, elle regroupe les véhicules servant au transport de marchandises et dotés d’un PTAC n’excédant pas 3500 kilogrammes.
Véhicule sans contrôle technique : les sanctions encourues
Le propriétaire dont le véhicule n’a pas passé le contrôle technique alors qu’il aurait dû s’expose à une amende de 135 euros. Ce montant est réduit à 90 euros, lorsque vous payez dans un délai de 3 jours. Si l’amende n’est pas payée dans les 45 jours, elle est majorée d’un montant allant de 375 euros à 750 euros selon la durée du retard.
Lors des contrôles routiers, les forces de l’ordre peuvent saisir le certificat d’immatriculation des véhicules n’ayant pas passé leur contrôle technique. En lieu et place dudit document, ils vous remettent une fiche de circulation. Cette dernière remplace provisoirement le certificat d’immatriculation et vous permet de circuler pendant une durée de 7 jours.
Passé ce délai, votre véhicule ne sera plus autorisé à rouler sur la voie publique, sans avoir passé le contrôle technique. Pour pouvoir circuler de nouveau, vous devez d’abord vous soumettre à cette obligation.
Quelles sont les vérifications effectuées lors d’un contrôle technique ?

Depuis le 20 mai 2018, les vérifications effectuées lors d’un contrôle technique passent de 123 points à 133 points.
Avant d’examiner les composants de votre véhicule, le contrôleur vérifie la fixation et la visibilité de votre plaque d’immatriculation. Ensuite, il s’assure que les informations d’identification de votre véhicule (numéro d’immatriculation, code VIN…) sont conformes à celles indiquées sur le certificat d’immatriculation. C’est après cette étape que commence le diagnostic proprement dit.
Le système de freinage
Ici, il s’agira de vérifier l’état et le fonctionnement des éléments tels que :
- Le pivot de la pédale du frein de service : c’est la pièce qui permet au frein de service (mécanisme permettant d’arrêter un véhicule en pressant sur la pédale de freinage) de s’actionner sous l’impulsion du conducteur. Il doit être très flexible, pour faciliter la manipulation de la pédale de frein. En effet, lorsque pivot de la pédale du frein de service est trop serré, il empêche ce dernier d’être actionné, ce qui rend le freinage difficile. En matière de contrôle technique, ce problème correspond à la défaillance 1.1.1.a.2 et fait partie des défauts majeurs, nécessitant une réparation immédiate ;
- La commande du frein de stationnement, encore appelé frein à main ou frein de parcage : principalement utilisée pour immobiliser le véhicule lors d’un stationnement, elle peut provisoirement remplacer la pédale de frein s’il arrivait que celle-ci tombe en panne ;
- Les mâchoires de frein : ces équipements se retrouvent dans les systèmes de freinage à tambour. C’est grâce à leur action que le véhicule s’arrête après que le conducteur appuie sur la pédale de frein ;
- Le répartisseur de freinage : lorsque vous appuyez sur le frein, ce système gère la distribution de la force de freinage entre les roues avant et l’arrière de votre automobile. En effet, plus on freine fort plus une quantité importante est transféré vers l’avant du véhicule, ce dispositif diminue la force de freinage sur les roues arrière afin d’éviter qu’elles se bloquent ;
- Le système de freinage antiblocage, encore appelé système ABS (de l’allemand Antiblockiersystem) ou ABR (Anti-Blocage des Roues) : ce dispositif régule le freinage en empêchant un blocage des roues lors des freinages violents ;
- Le liquide de frein : il s’agit d’un liquide incompressible se trouvant dans un circuit fermé et permettant de transmettre la pression exercée par le conducteur sur la pédale de frein au système de freinage se trouvant sur les roues ;
- Le câble de frein de stationnement dont la fonction est d’immobiliser les roues arrière d’une voiture lorsque le frein à main est actionné.
Le système de direction
Il s’agit du mécanisme permettant au conducteur de diriger son véhicule. Le système de direction se compose de plusieurs équipements qui dépendent les uns des autres.
La visibilité au volant
Lorsque vous êtes au volant de votre voiture, il est important d’avoir une excellente visibilité dans toutes les directions.
Pour cela, les contrôleurs techniques vérifient que le pare-brise, la lunette arrière et les vitrages offrent une bonne transparence. Ils s’assurent entre autres du bon fonctionnement des essuie-glaces, du rétroviseur, du système de désembuage.
Les systèmes d’éclairage et de signalisation

Ces accessoires sont indispensables pour une conduite sécurisée, surtout lorsqu’il fait nuit. Le système d’éclairage se décline en deux types de feux, ceux destinés à éclairer la route et ceux permettant de signaler votre présence aux autres véhicules.
Le système de signalisation, quant à lui, est composé d’un ensemble d’accessoires destinés aux véhicules utilitaires et aux gros porteurs. Il peut s’agir de disques de limitation de vitesse pour les poids lourds, de bandes réfléchissantes hachurées rouges et blanches pour les véhicules intervenant sur la voie publique, etc. Leur rôle est de signaler la présence de tels véhicules depuis une certaine distance, afin que vous ralentissiez et que vous rouliez de façon prudente.
Le système de liaison au sol
À ce niveau, le professionnel examine l’ensemble des équipements qui établissent la connexion entre le châssis et la route. Il s’agit notamment des essieux, des roues, des pneus et de la suspension. Ces éléments sont essentiels pour une conduite confortable et sécurisée.
Les autres points vérifiés
Sont également concernés par le contrôle technique les composants de l’habitacle (ceintures de sécurité, fixation des sièges, airbag…).
Lors de contrôles techniques, les professionnels examinent le châssis et la carrosserie de votre voiture. Ils mesurent la quantité de fumée produite par votre véhicule ainsi que le niveau de bruit qu’il produit en roulant. Le but est de comparer ces données à celle mesurée lors de la sortie d’usine pour s’assurer qu’elles n’ont pas augmenté.
Quel montant faut-il prévoir pour un contrôle technique ?
Il n’existe pas un tarif standard qui s’applique au contrôle technique des véhicules. Les centres agréés sont libres de fixer le prix de leurs prestations. Néanmoins, chaque centre a l’obligation d’afficher ses tarifs à l’entrée de son établissement.
Cela permet de vous renseigner et de comparer les prix de différents centres avant d’effectuer votre choix. Il convient de noter que les tarifs du contrôle technique varient selon que le véhicule à diagnostiquer renferme un moteur essence, diesel ou qu’il fonctionne au gaz. De même, le montant qui vous sera demandé pour l’examen d’un véhicule hybride ou ne sera pas le même que pour le contrôle d’une voiture électrique.
Quels résultats sont attendus à la suite d’un contrôle technique ?
À l’issue du contrôle technique, trois résultats sont possibles :
La mention « défavorable », spécifiée par la lettre (R), correspond aux pannes qui demandent une réparation immédiate. Vous disposez d’un délai de 24 heures pour procéder aux réparations exigées. Après cela, vous devez à nouveau vous rendre dans un centre de contrôle technique (dans les deux mois) pour le soumettre à une contre-visite. Celle-ci va consister à soumettre votre véhicule à un nouvel examen visant à vérifier la réparation des défaillances constatées.
La mention « favorable » qui donne lieu à deux interprétations. Soit votre véhicule ne présente aucune défaillance, soit les défauts constatés sont sans importance. En d’autres termes, ceux-ci ne mettent en péril ni votre véhicule, ni l’environnement.
La mention « défavorable », spécifiée par la lettre (S), signale l’existence de défaillances majeures. C’est-à-dire que celles-ci menacent votre propre sécurité, celle des autres véhicules et des piétons. Par ailleurs, elles pourraient représenter un danger pour l’environnement. Lorsque le contrôle technique révèle de telles défaillances, vous disposez de 2 mois pour faire réparer votre voiture et pour lui faire passer la contre-visite.
Le PTAC correspond au poids maximal que peut atteindre un véhicule, peu importe qu’il soit vide ou qu’il transporte des personnes et des biens. ↩︎

