Une fois que l’on entre en Italie, certaines règles de conduite changent pour les conducteurs français. Ces changements concernent différents points du Code de la route et leur violation occasionnent une verbalisation, voire même la prison. Les amendes tombent parfois plusieurs mois après le retour en France. Pour être à l’abri de ces dernières, voici ce qu’il faut savoir.
Le permis de conduire français est-il valable en Italie ?

En principe, tout permis délivré par un pays de l’Union européenne (ainsi que par l’Islande, le Liechtenstein ou la Norvège) est reconnu dans tous les autres pays de l’UE. Un touriste français qui roule en Italie pour ses vacances n’a donc besoin ni d’un permis international, ni d’une traduction. Le permis rose au format carte bancaire suffit.
La situation change seulement si vous vous installez en Italie pour y vivre. Dans ce cas, un permis délivré après 2013 reste valable jusqu’à sa date d’expiration, puis doit être échangé contre un permis italien. Un vieux permis français sans date de fin de validité doit, lui, être échangé dans les deux ans suivant l’installation en Italie.
Les règles de conduite en Italie
Les limitations de vitesse à connaître
Les vitesses maximales autorisées en Italie sont semblables à celles pratiquées en France, à quelques nuances près. En agglomération, il est interdit de dépasser les 50 km/h (jusqu’à 70 km/h si un panneau l’indique).
Sur les routes secondaires, il faut respecter une limite de 90 km/h. Les routes principales hors agglomération imposent un seuil de 110 km/h. Cette limitation est ramenée à 90 km/h par temps pluvieux. Sur les autoroutes, vous pouvez aller jusqu’à 130 km/h. Mais lorsqu’il pleut, vous devez réduire ramener votre vitesse à 110 km/h.
Les limitations de vitesse des caravanes et remorques est fixée à 70 km/h hors agglomération et à 80 km/h sur les autoroutes.
Autre point à retenir, entre 22 heures et 7 heures du matin, les amendes pour excès de vitesse ou franchissement d’un feu rouge sont majorées d’environ un tiers.
Les règles liées à la consommation d’alcool, de stupéfiants et à l’utilisation du téléphone au volant
Le taux d’alcool maximal autorisé est de 0,5 gramme par litre de sang, comme en France. En revanche, la tolérance tombe à zéro pour les conducteurs ayant moins de trois ans de permis, les moins de 21 ans et les conducteurs professionnels (taxi, bus, poids lourd).
Les sanctions sont sévères avec des amendes pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros. La conduite en état d’ébriété peut entraîner une suspension du permis, voire la prison en cas de récidive ou de taux très élevé.
La conduite sous stupéfiants est totalement interdite au volant, cannabis léger (CBD) inclus.
Conduire en ayant le téléphone en main est également interdit. Seuls les kits mains libres sont autorisés. Le port d’écouteurs pendant la conduite est aussi interdit, y compris pour les cyclistes et les piétons dans certaines zones.
Les jeunes conducteurs italiens (ayant obtenu le permis depuis moins de trois ans) sont soumis à des règles renforcées. Ils ne doivent pas rouler à une vitesse de plus de 100 km/h sur autoroute. Par ailleurs, la puissance du véhicule ne doit pas dépasser un certain seuil. En cas d’infraction, le jeune conducteur subit un retrait de points doublé. Toutefois, ces règles ne concernent pas un vacancier français qui est juste de passage en Italie.
Les signalisations routières en Italie
Le code de la route italien et celui français présentent de multiples similarités. Il impose aussi la conduite à droite, utilise les mêmes couleurs de panneaux ainsi que les mêmes pictogrammes de base. Quelques particularités méritent toutefois votre attention :
- Les feux de croisement sont obligatoires en dehors des agglomérations et ce même en plein jour.
- Il est interdit de dépasser un tramway à l’arrêt par la gauche. Le dépassement doit se faire par la droite, sauf s’il existe un refuge pour les passagers.
- Lorsque deux véhicules se croisent sur une route de montagne trop étroite, le véhicule le plus lourd (camion, autocar) est prioritaire. Entre deux véhicules similaires, celui le plus proche d’un espace de croisement recule.
Le port du casque est obligatoire pour tout conducteur de cyclomoteur ou de moto.
La ceinture de sécurité est obligatoire pour tous les passagers et un siège adapté est requis pour les enfants de moins de 12 ans.
Les zones ZTL

Le sigle ZTL correspond à “Zona a Traffico Limitato”. Cela englobe des zones à circulation limitée présentes dans presque tous les centres historiques comme Rome, Florence, Venise, Sienne, Bologne et bien d’autres villes. Ces zones sont réservées aux résidents et aux véhicules autorisés. Elles sont surveillées par des caméras qui photographient chaque plaque d’immatriculation entrant sans autorisation.
Ces zones sont signalées par un panneau rond à fond blanc bordé de rouge, parfois complété par un écran électronique indiquant les horaires actifs. Ces horaires changent selon les jours et les villes. Méfiez-vous car l’infraction est facilement commise sans même s’en rendre compte.
La meilleure solution reste de garer sa voiture dans un parking en périphérie du centre historique et de continuer à pied ou en transport en commun. Si un GPS propose un itinéraire traversant une zone ZTL, mieux vaut vérifier les horaires avant de s’engager.
Documents obligatoires et péages
Pour circuler sereinement en Italie, vous devez garder sur vous les documents suivants :
- permis de conduire en cours de validité,
- carte grise originale du véhicule
- attestation d’assurance (carte verte) du véhicule.
- Le triangle de présignalisation et le gilet haute visibilité sont également obligatoires à bord, comme en France.
La grande majorité des autoroutes italiennes sont payantes. Le paiement se fait aux barrières de péage, en espèces ou par carte bancaire. Certains tronçons acceptent aussi les badges de télépéage européens. Il faut prévoir un budget conséquent pour un long trajet, notamment sur les grands axes reliant le nord au sud du pays.

