Radars en Belgique : types, emplacements, nombre et montant des amendes

Radars de vitesse

La Belgique est l’un des pays les plus stricts d’Europe en matière de limitation de vitesse. Pour décourager l’excès de vitesse sur les routes, le pays s’est doté de plusieurs dispositifs de surveillance parmi lesquels les radars sont les plus nombreux. Ceux-ci se déclinent en différentes versions se distinguant principalement par leurs fonctionnements respectifs et les zones où ils se positionnent.

Les différents types de radars présents sur les routes belges

Le radar automatique fixe ou permanent

Radars

C’est le plus ancien et le plus connu. Installé de façon permanente sur un poteau ou dans un boîtier gris bien visible, il mesure la vitesse à un instant précis, puis photographie la plaque des véhicules en infraction.

On en trouve sur les grands axes, aux entrées des agglomérations et dans les zones où les accidents sont fréquents. Lorsque le conducteur approche d’un radar fixe, un panneau de signalisation le lui annonce afin qu’il roule moins vite si nécessaire.

Le radar mobile

Leur position change en fonction des campagnes de contrôle ou lors de travaux routiers nécessitant une réduction temporaire de la vitesse.

Contrairement au radar fixe, le radar mobile n’est pas annoncé par un panneau. C’est un dispositif destiné à prendre les conducteurs en flagrant délit.

Le radar tronçon (ou radar de vitesse moyenne)

Également appelé radar de section, ce dispositif ne se contente pas de mesurer une vitesse ponctuelle. Il enregistre le passage du véhicule à l’entrée d’une zone, puis à sa sortie, et calcule la vitesse moyenne parcourue sur toute la distance. Au cas où l’appareil calcule une vitesse moyenne supérieure à celle autorisée, le conducteur écope d’une amende.

Le radar de tronçon contraint le conducteur à limiter sa vitesse sur une portion de route. Il est impossible de freiner juste avant l’appareil pour éviter le flash. Ce dispositif surveille en continu, sur plusieurs kilomètres.

Les radars tronçon utilisent un système appelé ANPR. C’est un sigle anglais qui correspond à “Automatic Number Plate Recognition” et qui se traduit en français par “reconnaissance automatique des plaques d’immatriculation”.

Ce système se compose de plusieurs caméras lui permettant d’enregistrer les excès de vitesse. Il permet aussi au radar tronçon de signaler les véhicules qui roulent sur la bande d’arrêt d’urgence. Ce dispositif réagit également au passage de voitures recherchées en Belgique ou dans les pays limitrophes.

Le radar de franchissement de feu rouge

Installé sur les carrefours jugés dangereux, ce dispositif photographie les véhicules qui passent alors que le feu rouge est allumé. Certains modèles combinent cette fonction avec un contrôle de vitesse, ce qui permet de sanctionner deux infractions différentes avec un seul appareil.

Combien de radars sont installés en Belgique aujourd’hui ?

Donner un chiffre exact serait difficile car plusieurs centaines de radars actifs recouvrent le territoire belge et leur nombre ne cesse de croître. En Wallonie, par exemple, le réseau routier compte environ 280 boîtiers fixes. S’y ajoutent plus de 125 radars mobiles dissimulés ou utilisés par des véhicules de police banalisés. Par ailleurs, le ministre wallon de la Mobilité a confirmé qu’un rythme d’environ 150 nouveaux radars par an sera maintenu.

En Flandre, l’accent est mis depuis plusieurs années sur les radars tronçons. Une centaine de ces dispositifs ont été installés ces dernières années.

À Bruxelles, on retrouve une concentration élevée de radars fixes et de caméras de franchissement de feu rouge. Cet important déploiement se justifie par la forte densité du réseau routier et la présence de nombreuses zones 30.

Où sont-ils le plus souvent installés ?

Radar placé au milieu d'une route

Les emplacements des radars sont définis en fonction des statistiques d’accidents ou de signalements répétés d’excès de vitesse. Les zones les plus ciblées par ces dispositifs sont les abords des écoles et les zones 30.

Cette priorisation se justifie par la forte présence de piétons et de cyclistes rendant chaque excès de vitesse particulièrement dangereux. Viennent ensuite les grands axes et les autoroutes. Les zones de chantier sont temporairement équipées de radars mobiles pour protéger les ouvriers.

Les carrefours où le risque d’accident est élevé sont souvent munis à la fois d’un radar de feu rouge et de contrôle de la vitesse. Des cartes de localisation (régulièrement mises à jour par les autorités régionales et par des services spécialisés) permettent aux conducteurs de repérer les zones les plus contrôlées.

Cependant, avec la multiplication des radars tronçons non signalés, la logique du repérage préventif perd peu à peu de sa pertinence. Le mieux est donc de respecter les limitations en vigueur pour sa propre sécurité et celle des autres usagers de la route.

Le prix des amendes radar en Belgique

Les verbalisations pour excès de vitesse en Belgique commencent à partir de 53 euros pour les 10 premiers kilomètres/heure au-dessus de la limite. Un supplément par kilomètre/heure s’y ajoute en fonction de la zone de l’infraction.

Dans les agglomérations, les zones 30 (espace urbain, quartier ou rue avec une limitation fixée à 30 km/h) et aux abords des écoles, L’amende augmente de 11 euros pour chaque kilomètre/heure qui s’additionne. La même règle s’applique dans les zones résidentielles ou de rencontre. Sur les autres routes, le supplément est fixé à six euros par kilomètre/heure.

La vitesse relevée par un radar peut avoir une légère marge d’erreur. Pour éviter que le conducteur soit verbalisé à tort, une marge de tolérance (ou marge technique) est systématiquement déduite de la vitesse relevée par l’appareil. L’objectif est de compenser une éventuelle imprécision de mesure.

La valeur de la marge est de six kilomètres par heure lorsque la vitesse mesurée par le dispositif va jusqu’à jusqu’à 100 km/h. Au-delà de 100 km/h, sa valeur est estimée à 6 % de la vitesse mesurée. Sur cette base, un conducteur flashé à 58 km/h dans une zone limitée à 50 km/h sera en réalité sanctionné sur la base d’une vitesse corrigée de 52 km/h.

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